Le Brigand des collines
Publié le 8 Mai 2026
Dans le vallon caché derrière les collines de Provence, le brigand avançait à pas prudents, sa grande cape grise flottant dans le mistral. À ses côtés marchait son fils, encore jeune, tenant fièrement un vieux bâton comme s’il gardait déjà les chemins de la montagne.
— “Tu vois, pitchoun… un homme peut avoir mauvaise réputation et garder pourtant un bon cœur.”
Le garçon leva les yeux vers son père. Tout le village craignait le brigand, mais lui connaissait ses silences, ses mains fatiguées et les morceaux de pain discrètement laissés aux pauvres durant la nuit.
Ce soir-là, ils s’arrêtèrent près d’une bergerie éclairée d’une petite lampe. On entendait au loin les chants de Noël monter du village.
Le brigand sourit sous sa moustache noire.
— “Allez… ce soir, on ne vole rien. Ce soir, on écoute les hommes chanter.”
Et le fils comprit alors qu’au fond des collines provençales, même les brigands avaient parfois l’âme tendre.
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